Une passerelle vers l'emploi

Depuis 1983, la Cellule pour l'Emploi et le Développement Économique de Gembloux (CEDEG) répond aux besoins de formation des personnes demandeuses d’emploi de la région. Grâce au soutien de Crédal, un tout nouveau bâtiment accueillera prochainement les stagiaires. Rencontre avec Joachim Beilharz, directeur.

Quelles sont les missions actuelles de la CEDEG ?

La CEDEG a été créée il y a plus de 40 ans pour répondre aux besoins de formation des personnes demandeuses d’emploi. Déjà à l’époque, nous avons axé les nôtres sur un secteur porteur : l’informatique. Aujourd’hui, notre mission n’a pas changé, et nos formations sont de plus en plus spécifiques : technicien/technicienne réseau, développement web, création 3D… Mais nous en proposons aussi dans des secteurs moins numériques, par exemple la vente ou l’administratif. 

Quel est le public que vous accompagnez ?

Nos bénéficiaires sont demandeurs d’emploi, pour la plupart depuis plus d’un an et peu qualifiés. Certains n’ont pas obtenu leur CESS ou ont vécu une scolarité décousue. Ils viennent non seulement pour se former, mais aussi pour être accompagnés vers l’emploi au niveau psychosocial et relationnel. C’est ce qui fait notre force.

En quoi cet accompagnement vers l’emploi consiste-t-il ?

Nos accompagnateurs sociaux analysent avec les stagiaires les freins qui les empêchent de s’insérer de manière durable dans un emploi, et en amorcent la levée. Ces freins sont d’ordre financier, de logement, psychologiques, administratifs, liés aux assuétudes… y compris les jeux vidéo.

Quel est l’impact de cet accompagnement sur le taux de retour à l’emploi ?

Chaque année, nous accompagnons une centaine de personnes. Le taux de retour à l’emploi oscille entre 70 et 80%, et nous aimerions encore l’augmenter ! Notre succès tient aux domaines de formation, qui sont très demandés à l’heure actuelle sur le marché du travail, et aux stages dans des entreprises qui recrutent réellement ce type de profils. Ce qui change le plus chez nos stagiaires, c’est leur confiance en eux et leur motivation : ils se sentent valorisés par cette montée en compétences.

Quel rôle Crédal a-t-elle joué dans le développement de vos activités ?

Crédal nous a accordé un crédit pour acquérir un nouveau bâtiment. Il servira à créer une entreprise d’économie sociale agréée comme entreprise d’insertion : une passerelle entre nos formations et l’économie réelle. En effet, à leur sortie de formation, nos stagiaires sont encore un peu fragiles. Cette entreprise leur permettrait d’effectuer une transition douce vers l’emploi, avant de s’insérer dans l’économie marchande. Elle sera active dans les services informatiques, à destination d’autres acteurs de l’économie sociale.

 

Pourquoi devenir propriétaires de votre propre bâtiment ?

Les anciens locaux que nous louions étaient devenus vétustes et trop étroits pour nous ! Par ailleurs, être propriétaire, au sein d’un zoning industriel axé sur la technologie, nous permet de lier des contacts avec des entreprises de notre secteur, de sécuriser l’emploi de nos stagiaires et, potentiellement, de diminuer notre dépendance aux subsides publics.

Pourquoi vous êtes-vous adressé à Crédal et pas à une banque traditionnelle ?

Nous n’avons même pas consulté les banques traditionnelles ! L’économie sociale fait partie de nos valeurs. Il était aussi important pour nous de travailler avec un partenaire qui comprend vraiment notre projet et sa finalité sociale.

Comment qualifieriez-vous votre relation avec Crédal ?

La demande de crédit s’est très bien passée, les contacts ont été fluides. Nous nous sommes sentis écoutés : c’est ça, la différence entre Crédal et les banques. Dans les deux cas, les chiffres sont importants, mais chez Crédal, ils vont de pair avec une écoute et une attention au sens du projet

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Comment voyez-vous l’avenir de votre structure ?

Ces dernières années, nous avons grandi de manière exponentielle : notre personnel a triplé ! Notre défi, après ce récent déménagement dans notre nouveau bâtiment, est de créer cette entreprise d’économie sociale, dont le lancement est prévu en septembre 2026.