Une bouffée d’air pour les enfants défavorisés

Une  bouffée d’air pour les enfants défavorisés

En finançant l’asbl Oygène, Crédal a permis l’acquisition d’un véhicule pour transporter des enfants issus de familles défavorisées vers leurs lieux d’activités.

C’est une petite camionnette qui, depuis peu, parcoure les rues du Brabant wallon et de la botte du Hainaut. A son bord, jusqu’à neuf enfants issus de familles défavorisées se rendant à leur école des de-voirs, à leurs plaines de vacances ou à un séjour à la ferme.

Ce véhicule, qui appartient à l’asbl Oxygène a été acquis en janvier via notamment un crédit auprès de Crédal. Cet achat est un vrai plus pour l’asbl qui peut désormais passer chercher des enfants dont les parents n’ont pas de voiture ou n’ont pas d’accès aux transports en communs. Cette évolution est également un bel exemple de la vo-cation d’Oxygène : permettre à tous les enfants d’avoir accès à des activités extrascolaires. « J’étais en charge d’une plaine de jeu pour enfants de la ville de Nivelles. Je me suis rendu compte que pour certaines familles, ces plaines étaient trop chères. Nous parlons ici d’enfants qui en plus de ne pas partir en vacances n’ont même pas accès à ces plaines de vacances. Nous avons donc décidé de lancer notre asbl. Dans un premier temps, nous avons proposé des plaines de vacances ouvertes toute l’année et à des prix démocratiques », explique Jacqueline Simon, coordinatrice d’Oxygène.

Pour arriver à réduire les coûts, l’asbl s’adresse aux CPAS locaux et à l’ONE, ce qui permet dans certains cas aux familles les plus démunies d’avoir un accès gratuit à ces plaines. Au fil des années, les activités proposées se sont élargies, « nous avons mis en place des séjours à la ferme, des week-end à Disney et des activités organisées le mercredi après-midi. Nous organisons également des activités de sensibilisa-tion autour de la précarité afin de faire comprendre à tous que cela peut arriver à n’importe qui et que les personnes dans une situation de précarité doivent être aidées. » Ces activités sont vitales pour les enfants de ces familles qui se sentent stigmatisés, « nous voulons que ces activités soient comme une bouffée d’air pour les enfants – d’où le nom de notre asbl. Ces situations ne sont pas faciles à vivre pour ces enfants parce qu’ils sentent la détresse de leurs parents et n’arrivent pas à mettre de mots dessus. Et cela se transmet dans leur comportement : ils ne font pas leurs devoirs, n’apprennent pas leurs leçons, pour eux c’est une façon de montrer leur mécontentement. »Face à ce constat, Oxygène a également ouvert une école de devoirs située à Sautin.