Le goût de l'animation en héritage

Le goût de l'animation en héritage

Portrait d'un DJ, Yves Lardin

Yves Lardin est tombé dans le monde du spectacle et de la musique comme d’autres dans la marmite. Entre un grand-père qui sillonnait les villages le week-end pour installer sa guinguette (sorte de cabaret populaire), un père à l’origine du Festival du Merveilleux et de l’Inattendu et un frère disc-jockey, Yves Lardin reçoit en héritage le goût de l’animation.

« Adolescent déjà, j’adorais la musique et mon frère m’a appris à mixer. Le vendredi, j’étais DJ amateur dans un dancing. J’étais là pour le plaisir, je m’amusais. Disco, soul, funk, rock, boogie-woogie… C’était l’époque des vinyles qu’il fallait bien enchainer pour que l’ambiance prenne et dure. J’adorais ce petit stress quand j’animais des soirées ! »

Diplômé en hôtellerie, Yves Lardin travaille ensuite pour un traiteur. Au début des années 80’, son frère met fin à son activité de DJ et lui donne son matériel. « Parallèlement à mon métier de cuisinier, j’ai donc commencé à animer des soirées. J’ai fait mes premier pas en radio puis, de fil en aiguille, j’ai assuré des régies son et lumière pour des spectacles. J’ai acquis de l’aisance pour parler sur scène et pour présenter les artistes. »

En 1986, Yves Lardin a l’occasion de reprendre un établissement Horeca et s’installe comme indépendant. La semaine, il fait tourner son café et le week-end, il y organise des soirées. Mais il essuie un échec commercial et dépose le bilan.

« Ça a été très dur...Mais j’ai retrouvé du travail. Puis l’envie de scène et d’animation m’a à nouveau titillé. Je me suis spécialisé dans la sonorisation de spectacles de magiciens, transformistes et autres artistes. Le bouche-à-oreille a bien fonctionné et j’étais de plus en plus demandé pour assurer la partie technique. J’ai créé une asbl et j’ai investi pour acquérir le matériel qui me manquait. L’activité tournait super bien ! Un souci de santé puis un mauvais partenariat ont malheureusement mis fin brutalement à cette période de ma vie. » Yves Lardin se retrouve surendetté et demande un règlement collectif de dettes au tribunal du travail.

« J’ai alors cherché la stabilité et retrouvé du travail comme friturier à mi-temps, que je complétais avec des animations et des soirées le week-end. Mais mon camion que j’utilisais pour transporter le matériel m’a lâché. Je n’avais pas assez d’argent de côté pour en racheter un. Etant en règlement collectif de dettes, les banques me refusaient un crédit. Mon médiateur de dettes m’a parlé de Crédal. Les contacts ont été très humains et respectueux. Je n’ai senti aucun jugement et heureusement pour moi, le crédit a été accepté. J’ai pu racheter un camion qui me permettra de continuer à vivre ma passion de la musique et de l’animation encore de belles années. »

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www.djdarlin.be