Cinq chambres et un toit

Cinq chambres et un toit

Richard Nzosaba avait un rêve, celui de vivre avec son épouse et ses quatre enfants dans un logement décent. Malgré un parcours semé d’embuches, il y est parvenu, avec l’aide de Crédal. Découvrez son histoire, parue dans notre dernier Crédialogue.

Richard est arrivé en Belgique en octobre 2018, seul, fuyant la situation politique du Burundi. C’est d’abord dans un centre d’accueil pour demandeurs d’asile qu’il a vécu, avant d’obtenir la protection internationale et de chercher à se loger de manière indépendante.

Mais ce projet était loin d’être gagné d’avance. Après des mois à éplucher les petites annonces, Richard Nzosaba parvient à louer un studio, situé non loin de son travail, à l’intercommunale Tibi de Charleroi. À l’époque, toutes ses pensées sont tournées vers sa famille restée au Burundi, et sur les moyens d’obtenir une autorisation de regroupement familial en Belgique. Quelques temps plus tard, les visas sont accordés. Mais cette bonne nouvelle amène son lot de questions : comment payer leurs billets d’avion ? où les loger ? Le studio n’est pas assez grand.

C’est par l’un de ses amis que Richard entend parler de Crédal : "ils pourraient t’aider". En effet, Crédal offre la possibilité d’emprunter l’argent nécessaire à la constitution d’une garantie locative (en cas de refus du CPAS ou de la Société Wallonne du Crédit social), à l’achat de mobilier ou encore de billets d’avion, dans le cas d’un regroupement familial. Cette solution de microcrédit accompagné a permis à notre client, à son épouse et à ses quatre enfants, de se retrouver enfin après des années d’éloignement. Ils vivent aujourd’hui dans un appartement bien équipé où chacun a sa propre chambre.

Même si la période d’attente de validation de son dossier de crédit a pu apporter un peu d’inquiétude, le Carolo d’adoption est désormais serein et se dit très satisfait des services de Crédal : "mon conseiller a compris mes préoccupations et m’a permis de trouver des solutions lorsque j’étais en difficulté".

Ces embuches sont désormais derrière lui. Le remboursement du microcrédit se fait de manière automatique, à tel point que Richard Nzosaba n’y pense même plus. Toute la famille est tournée vers l’avenir : ses enfants, âgés entre 7 et 15 ans, suivent leur scolarité, et son épouse se forme au métier d’agente d’accueil. "Lorsque mon épouse aura trouvé du travail, notre situation financière sera plus confortable. Et nous envisagerons alors d’acheter un logement et de devenir propriétaires."

 

Diane Lecart, Chargée de communication