Journée internationale de la femme

Journée internationale de la femme

L'entreprenariat féminin n'est pas un problème à résoudre

Ce 8 mars, c’est la Journée internationale de la femme dont le thème cette année est « L’égalité pour les femmes, c’est le progrès pour toutes et tous ». Selon l’ONU, l'investissement dans l'autonomisation économique des femmes est la voie la plus sûre vers l'égalité des sexes, l'éradication de la pauvreté et une croissance économique inclusive.

Avec seulement une femme sur trois indépendants, on présente souvent l’entrepreneuriat féminin comme un problème à résoudre.

Notre expérience en formation et accompagnement de femmes nous dit tout le contraire et invite à changer de regard sur l’entrepreneuriat féminin.

Depuis 1984, nous avons accordé des centaines de crédits professionnels à des femmes qui se lancent dans un projet d’entreprise. Il y a presque 10 ans, afin de lever les freins individuels et sociaux à l’entrepreneuriat féminin, Crédal a mis sur pied la formation « Affaires de Femmes, Femmes d’Affaires » qui a accompagné des centaines de demandeuses d’emploi, envisageant de se lancer dans l’auto-création d’emploi.

AFFAIRES DE FEMMES ENTREPRENANTES

Contrairement aux idées reçues sur l’entrepreneuriat féminin, ces femmes ne sont pas averses au risque, même si elles entrent parfois dans la démarche d’entrepreneuriat à plus petits pas que leurs homologues masculins. Les femmes trouvent dans l’autocréation d’emploi une solution pour sortir d’une situation précaire (allocataire sociale de longue durée), pour rebondir après un incident de parcours professionnel (démission, reconversion, etc.) ou répondre à un besoin de retrouver la maîtrise de leur temps et de s’employer à une activité qui fait sens. Elles mobilisent alors leurs ressources propres et leur capacité à trouver des solutions innovantes pour créer leur propre emploi et retrouver ainsi une situation professionnelle qui leur convient.

On relève souvent l’absence des femmes dans les secteurs innovants et on pointe cette absence comme indicative de la plus faible plus-value de l’entrepreneuriat féminin.

S’il est vrai que les femmes qui se lancent dans l’entrepreneuriat s’orientent principalement vers les secteurs les plus féminisés, comme celui des soins et des services ou du commerce de détail, c’est aussi parce qu’elles sont souvent à la recherche d’un projet professionnel qui apporte des changements de société et qui leur permette de concilier vie professionnelle et vie familiale. En cela, elles intègrent au coeur de leur projet professionnel le rôle social qu’elles endossent dans la société civile et familiale.

De même, si elles sont donc peu présentes dans les secteurs dits innovants, ce n’est pas pour autant qu’elles n’innovent pas. Quel que soit le secteur dans lequel elles entreprennent, elles apportent des solutions originales à des problèmes ou mettent en place des pratiques de gestion innovantes.

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