"En route vers ma vocation professionnelle"

Esthelle Gybels suit une formation en alternance pour devenir fleuriste. Elle est passée par le service microcrédit aux particuliers pour financer ses études et nous explique les obstacles que les étudiants doivent surmonter pour rester à flot financièrement.

Lorsqu’on lui demande ce qu’elle préfère dans son métier de fleu-riste, Esthelle Gybels répond «la créativité».

Cette jeune femme suit actuellement des cours pour se former à ce métier à l’EFP, le Centre de formation de métiers en alternance. Ce programme de formation lui permet de déjà exercer son métier au quotidien, car elle travaille quatre jours par semaine chez un fleuriste. Le cinquième jour, elle est en classe pour poursuivre sa formation.

Mais si elle est particulièrement heureuse de sa situation qui lui permet de continuer à se former, d’exercer un métier qu’elle aime et de déjà gagner un peu d’argent, tout n’a pas été simple, «financièrement, c’est serré. Il faut que je paie mon loyer et mes dépenses quotidiennes, ce n’est pas facile avec mon salaire qui n’est pas très élevé.» Et lorsqu’on vit sur le fil, il est compliqué de mettre de l’argent de côté.

Pour financer ses frais d’inscription qui représentent une grosse somme à débourser en une fois, Esthelle a décidé de s’adresser au service du microcrédit professionnel de Crédal, «on m’a octroyé un prêt pour payer ce montant et je rembourse ensuite des mensualités.»

Le département microcrédit aux particuliers est destiné aux personnes qui ont de faibles revenus professionnels et/ou bénéficient d’allocations sociales. Il permet à des particuliers de financer des achats nécessaires dans leur quotidien, de mener à bien des projets et d’améliorer leur qualité de vie.

La situation dans laquelle s’est retrouvée Esthelle est loin d’être une exception. De nombreux étudiants sont en difficulté financière. 25% des étudiants belges se retrouvent forcés d’exercer un job d’étudiant pour payer leurs études selon la FEF. S’en suivent du stress et des difficultés à garder le rythme entre le boulot et les cours. Bloqués dans cette situation, certains jeunes se sentent alors obligés de continuer dans des orientations qui ne leur plaisent pas. Esthelle revient sur le fait qu’avoir le choix, c’est important pour trouver sa vocation professionnelle, «j’ai commencé des études d’aide familiale mais j’ai finalement arrêté lorsque je me suis rendu compte que le métier était très lourd et mentalement difficile. Après avoir tâtonné, j’ai travaillé dans un magasin de chocolat bio et j’ai décidé de reprendre des études de fleuriste. (...) C’est difficile de trouver un métier que l’on aime, de trouver sa voie. J’ai pu le faire parce que j’ai pu me poser des questions et tester afin de découvrir ce que j’aimais.»