QUESTIONS FRÉQUENTES

A qui s’adresse le Microcrédit Relance ?

Le Microcrédit Relance s’adresse aux petites entreprises bruxelloises (indépendants ou sociétés) en besoin de liquidités et/ou d’investissement qui connaissent des difficultés professionnelles et pour lesquelles le CEd a diagnostiqué qu’un microcrédit pourrait relance l’activité dans de bonnes conditions.

Pourquoi un crédit spécial pour entreprises en difficulté ?

Le nombre d’entreprises en difficulté est en constante augmentation. Paradoxalement, beaucoup d’entre elles gardent un beau potentiel de croissance. Exclues du secteur bancaire qui refuse généralement quelque prise de risque, il est apparu évident qu’une solution financière devait être apportée pour donner un peu d’oxygène aux chefs d’entreprise volontaires. Le Microcrédit Relance est donc né ! Il n’est pas destiné à apurer des dettes antérieures mais plutôt à permettre de réattaquer l’avenir avec force.

Qu’est-ce qu’une entreprise en difficulté ?

Il n’y a pas une définition universelle de l’entreprise en difficulté. Les définitions sont même nombreuses et très diversifiées : le code des sociétés, l’ONSS, l’INASTI, l’ONEM, les tribunaux de commerce ont chacun leurs critères. La baisse du chiffre d’affaires (entre 15 et 50%), une chute des commandes, des pertes reportées, des retards TVA, etc., sont des critères cités.
Pour le CEd et Crédal, l’entreprise en difficulté est analysée selon un ensemble de critères tant financiers que stratégiques, logistiques et humains.

Qu’est-ce qu’une entreprise avec potentiel ?

L’entreprise avec potentiel est celle dirigée tout d’abord de manière dynamique et professionnelle. La personnalité du dirigeant, son expérience, sa vision sont déterminantes dans le succès d’une TPE.
Ensuite sont considérés les critères stratégiques, logistiques, commerciaux et financiers.
Le potentiel du marché, la position actuelle ou à venir de l’entreprise, la manière de produire, la force commerciale et bien sûr l’équipe sont dès lors analysés simplement et concrètement.
Evaluer le potentiel d’une entreprise reste subjectif ; les analystes, grâce à leur expérience de l’entreprise, complèteront donc l’analyse de critères rationnels.

Peut-on réellement s’en sortir avec un microcrédit ?

Le crédit relance s’adresse aux petites entreprises (TPE), qui constituent plus de 80% du tissu économique de la Région de Bruxelles-Capitale. L’expérience du Centre pour Entreprises en difficulté indique qu’il est possible de redresser une TPE avec des moyens limités. L’art du redressement  est de pouvoir générer de nouvelles synergies et de nouveaux leviers avec d’autres acteurs, de jouer la carte de la solidarité, de s’appuyer sur ses atouts, etc. Le moment de l’aide est toutefois crucial ; si des montants limités peuvent suffire à redresser une petite entreprise qui vacille, ils seront insuffisants pour la ressusciter.

Comment réaliser un diagnostic fiable ?

Les diagnostics sont réalisés par équipe de 2 consultants, maîtrisant les différentes facettes de l’entreprise. Un échange avec le staff du CEd est ensuite prévu.  Cela permettra de confronter les avis entre anciens banquiers, experts- comptables, psychologues, stratèges, etc. Un échange est organisé avec le/la dirigeant(e), personne clé de la démarche. Les  professionnels comptables du CEd (assistance comptable gratuite du CEd) appuieront l’élaboration du dossier avec le/la dirigeant(e).  L’équipe garantit la rapidité des analyses compte tenu du degré d’urgence des dossiers qui seront concernés.  En moins de 8 jours, un avis sera donné.

Quels sont les éléments financiers clés qui seront analysés ?

La trésorerie reste pour 50 % des entrepreneurs le premier critère d’analyse. Au contraire, pour les conseillers du CEd, la rentabilité sera à la base de l’analyse. Compte tenu de la stratégie et des projets futurs, les marges espérées seront contrôlées. Il s’agit d’assurer des marges positives, au travers d’une gestion stricte des coûts et de prix de vente représentant une réelle valeur ajoutée. Au travers de marges suffisantes et d’un volume d’affaires minimum, la trésorerie sera reconstituée. Les dettes antérieures pourront alors être apurées. La capacité de remboursement sera aussi estimée à partir d’un budget prévisionnel, avant que la demande soit soumise au Comité de crédit de Crédal.

Le Microcrédit Relance : pour financer quoi et combien ?

Le Microcrédit Relance est plafonné à 15.000 € et peut servir à financer des investissements (matériel professionnel, outillage, frais de promotion, etc.) ainsi que la (re)constitution d’un fonds de roulement pour faire face au manque de liquidités.

Que doit faire l’entrepreneur qui souhaite bénéficier du Microcrédit Relance ?

Il suffit de contacter le Centre pour Entreprises en difficulté (au 02/643.78.48) pour activer la demande. Le conseiller contrôle avec le/la dirigeant(e) les conditions d’octroi. Une charte-qualité est alors signée. La situation de l’entreprise est aussitôt  analysée par le CEd. Le/la dirigeant(e) est amené(e) à réaliser pour sa part un mini business plan et un budget sur 24 mois. Il pourra les élaborer avec l’aide des professionnels comptables-partenaires du CEd.  Le dossier, validé, est alors transmis à Crédal pour une rencontre avec un conseiller crédit, puis une analyse par le Comité de crédit. En cas de réponse défavorable, une réflexion sera organisée avec le/la dirigeant(e). En cas d’accord, un contrat de crédit est signé. Les montants pourront être rapidement libérés, soit en une fois, soit en plusieurs tranches. L’entrepreneur sera encadré par des volontaires de Crédal qui l’accompagneront selon ses besoins tout au long de la durée du crédit.

Une fois le dossier remis à Crédal, combien de temps dure la procédure ?

3 semaines maximum.

Sur quels critères sera prise la décision d’octroi du crédit ?

Le Comité de crédit de Crédal est composé d’experts qui rassemblent les compétences financières, entrepreneuriales et sociales. Son rôle est de valider le montage économique du projet, d’évaluer sa faisabilité opérationnelle et de veiller à ce que le crédit octroyé apporte une plus-value sociale. Le projet est donc analysé de manière globale.

 

   
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