Des plantes, des bulles, tout en beauté

La caisse à savon

Dans le centre piétonnier d’Ath, c’est assurément aux effluves délicats de lavande, d’agrumes et d’autres herbes séchées que l’on repère tout d’abord La caisse à savon. Derrière la jolie devanture toute simple sur laquelle s’envolent quelques légères bulles, des casiers de récupération dans lesquels s’alignent bien sagement briques de savon aux couleurs délavées, flacons et tubes de toutes sortes, sachets promettant mille merveilles odorantes. C’est l’univers de Juliette Dendoncker, une jeune entrepreneure qui a le nez pour les belles idées.


Juliette a l’âme un rien bohême. Après des études artistiques, elle hésite quelques temps, sans savoir vraiment quoi faire de sa vie, entre différents petits boulots. Elle se fixe par amour et se découvre l’envie de faire quelque chose de concret, qui lui plaît. Depuis toujours sensible aux plantes et au jardinage – son père horticulteur lui en a transmis la passion –, elle entame une formation en herboristerie. « Comme toutes les filles » dit-elle dans un grand sourire, Juliette était grande consommatrice de produits de beauté mais ne s’était jamais posé de questions sur ce que contenaient au juste tous ces flacons achetés en grande surface. « À l’époque, j’avais les cheveux très abîmés. J’ai commencé à les traiter avec des plantes. À tâtons, au début. Très vite avec passion » se souvient Juliette.

Des plantes, des bulles, tout en beauté

La formation se clôture par un travail de fin d’études dans lequel Juliette doit monter un projet d’entreprise : elle travaille sur une boutique ambulante de cosmétiques naturels. « A l’époque, j’avais surtout envie de quelque chose qui corresponde à mes valeurs. Je n’avais pas du tout l’intention de lancer mon entreprise. » La démarche de Juliette suscite de l’intérêt : « Les gens autour de moi étaient de plus en plus sensibilisés à l’impact de ce qu’ils achetaient sur leur santé et sur l’environnement. Alors je me suis dit : on n’a qu’une vie. Je me lance. Pourquoi pas ? » C’est le déclic. Pour se lancer, elle a besoin d’un financement de 11.000 euros et sollicite Crédal parce que « ça tombait sous le sens de chercher un financement dans les valeurs et dans l’esprit de mon projet ».


La boutique ouvre ses portes en octobre 2016. Dans les rayons, uniquement des produits d’artisans que Juliette connaît et sélectionne avec soin. « Ce sont des produits fabriqués en Belgique, parfois en France, vendus en vrac car je vise le zéro déchet. » Juliette organise une fois par mois des ateliers pour apprendre à faire ses cosmétiques, parfums et produits d’entretien soi-même, qui rencontrent un joli succès. « C’est encore difficile de savoir si le pari est réussi mais le démarrage va plutôt dans le bon sens. J’ai été surprise de voir le nombre de personnes qui semblaient attendre l’ouverture de la Caisse à savon. »

Pour en savoir plus :
www.lacaisseasavon.com
> Microcrédit professionnel Développement durable
 

Propos recueills par AC de Neve, chargée de communication
Photographie : Olivier Papegnies du Collectif Huma > www.olivierpapegnies.com

   
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