Community Land Trust, la ville en commun

Community land trust, la ville en commun À Bruxelles, le prix des logements ne cesse d’augmenter. Plus de 40%  des ménages sont dans les conditions pour avoir accès à un logement social  et 45.000 ménages sont inscrits sur liste d’attente pour disposer d’un logement  social quand le parc ne compte que 40.000 logements ! Face à cette crise,  des associations ont développé à Bruxelles un modèle de propriété collective  qui a fait ses preuves aux États-Unis : le Community Land Trust (CLT).

En séparant la propriété du sol et celle du bâtiment, ce système permet à des ménages à faibles revenus d’acheter leur  propre logement à des prix raisonnables. Le trust reste propriétaire du sol, tandis que les habitants sont propriétaires  du logement. Le prix à la revente sera limité – le prix d’achat  augmenté d’une partie de la plus-value – de sorte à main - tenir le logement dans des fourchettes abordables et de lui  conserver sa vocation sociale.  

« C’est un mécanisme doublement positif. Il permet à des ménages qui n’en auraient jamais eu l’occasion de devenir propriétaires. Et du point de vue des pouvoirs publics, les études montrent que c’est de très loin le plus efficace de  tous les mécanismes d’aide à l’acquisition. Comme le prix de revente d’un logement CLT est limité, ce logement sera to jours accessible, revente après revente, pour des ménages à bas revenus. » explique Thibaut Leroy, coordinateur administratif et financier du CLT Bruxelles (CLTB).  

Un partenariat avec le Fonds du Logement ouvre aux candidats propriétaires l’accès à un crédit hypothécaire adapté. Dès le début, ils sont invités à épargner pour constituer progressivement ce qui sera le fonds de réserve de la copropriété. Leur épargne est placée chez Crédal. Le CLTB place également une grande partie de ses fonds chez Crédal.  

Les candidats sont parties prenantes du processus dès les  toutes premières étapes du projet.  « Ils vont participer à la  conception du bâtiment et définir ensemble quel sera leur  projet collectif. C’est très important car, une fois qu’ils seront propriétaires, ils devront gérer eux-mêmes la copropriété»  souligne Geert Depauw, coordinateur du CLTB. Et plus encore que de logement, il est ici question de véritable émancipation : « C’est souvent la première fois qu’ils peuvent jouer un rôle central dans la construction de la ville et de l’espace  public.  Ils se sentent très responsables de leur projet et insistent sur le développement de leurs compétences.»

Le CLTB est soutenu par la Région de Bruxelles-Capitale qui  finance l’acquisition et une partie des travaux de construction  ou de rénovation. Les premiers logements sont aujourd’hui  habités – 9 logements ont été inaugurés en septembre dernier – et des dizaines d’autres sont en projet.  

Pour en savoir plus : https://communitylandtrust.wordpress.com

   
X