Vous reprendrez bien un peu de mo-mo ?

Les raviolis tibétains se mangent à Bruxelles

À Bruxelles, une petite enseigne zen offre aux amateurs de cuisine durable un voyage gastronomique au pays « des trésors de l’Ouest », le Tibet. Aux commandes et aux fourneaux, Lhamo Svaluto Ferro, tibétaine de racine, italienne d’adoption, qui régale ses clients de savoureux mo-mo, ces gros raviolis tibétains, et de soupes de nouilles.

Rien ne prédestinait pourtant Lhamo à la restauration. Ses études en sciences politiques la mènent tout d’abord dans un ministère où elle découvre qu’elle n’est pas davantage faite pour les tâches administratives que pour les rapports hiérarchisés. Elle travaille ensuite dans une association de promotion des droits de l’homme au Tibet. Si le coeur y est davantage, le travail ne colle pas non plus vraiment avec son caractère « trop indépendant » et son besoin d’autonomie. Elle se lance alors dans un premier projet d’entreprise. Le projet ne démarre pas car « l’activité dépendait de trop de facteurs dont je n’avais pas le contrôle ». Pour autant, l’expérience ouvre des horizons... qui la ramènent au pays de ses ancêtres.

Lhamo, qui n’a pour expérience de la cuisine tibétaine que les quelques jours passés à en servir au festival Couleur Café, décide d’ouvrir un restaurant qui fasse la part belle à ses racines avec comme star de la carte le mo-mo. Traditionnellement servi dans les fêtes familiales, il est confectionné d’un carré de pâte de farine de blé ; sa farce, de légumes et d’un hachis de viande ou de fromage, peut varier à l’infini.

Momo

« Je n’ai pas ouvert Mo-mo parce que je suis passionnée de cuisine mais parce que je voulais lancer mon projet. » Tout va très vite et le restaurant ouvre ses portes à peine quelques mois plus tard. Pour se lancer, elle sollicite un petit crédit : « Le choix de Crédal s’est fait tout seul : j’ai été là où on m’a fait confiance. Le contact s’est super bien passé et ma conseillère m’a accompagnée pour monter le dossier. » On dit souvent que la chance sourit aux audacieux : « J’ai trouvé un local où tout était déjà nickel, sans pas de porte. Et le bouche à oreille a tout de suite fonctionné. J’ai eu beaucoup de chance, en fait, parce que je me lançais dans un domaine inconnu, sans savoir si ça allait marcher. »

Le succès est rapidement au rendez-vous chez Mo-Mo. La clef de ce succès ? Uniquement des produits frais, transformés en cuisine, des recettes savoureuses et saines, des goûts traditionnels tibétains et, en cuisine et dans l’assiette, un petit supplément d’âme. Il y a quelques jours, Lhamo a inauguré son deuxième Mo-Mo à Saint-Gilles et cette fois, la carte sera entièrement vegan et végétarienne. Lhamo a de nouveau fait appel à Crédal : « Les investissements étaient plus importants parce qu’il fallait tout installer. Je suis retournée chez Crédal – ils me connaissent déjà, ils me font confiance – et j’ai obtenu un crédit Impact + de 53.000 € ».

 

Pour en savoir plus
www.mo-mo.eu

> Crédit Impact + pour les entrepreneurs sociaux
> Microcrédit développement durable

 

Texte : Anne-Catherine de Neve, chargée de communication
Photographie : Olivier Papegnies du collectif Huma

 

   
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