Les Capucines, supérette sociale au coeur des Marolles
Créée en mars 2003, la supérette sociale «Les Capucines» a pour ambition d’offrir aux allocataires sociaux une aide alimentaire qui respecte la dignité des personnes. Pas de colis préemballés, mais un choix de produits d’épicerie à prix très réduits. En 2005, dans le cadre de Créasoc, l’agence conseil Crédal a aidé «Les Capucines» à obtenir son agrément ILDE (Initiative locale de développement de l’emploi).
Située en plein coeur des Marolles, au centre de Bruxelles, la supérette sociale «Les Capucines» existe depuis quatre ans. Elle accueille trois fois par semaine 130 familles prises en charge par une série de services sociaux des alentours. L’objectif premier de cette association est de proposer à des clients fragilisés socialement des produits d’épicerie à des prix défiant toute concurrence (environ 20% du prix pratiqué dans les commerces), ce qui permet aux familles ainsi aidées de boucler plus facilement les fins de mois et, pourquoi pas, de dégager un peu d’argent pour des loisirs ou des activités en famille. Un accord avec plusieurs fournisseurs, dont un privilégié - à savoir Carrefour - permet un achalandage de produits de qualité. Comme l’explique la coordinatrice, «l’idée est de donner un coup de pouce à nos clients en leur permettant d’accéder à des produits moins chers, tout en restant maîtres de leurs achats puisque nous sommes un vrai magasin, avec des rayonnages et des caisses. Ils ne perdent pas pour autant le sens des réalités puisqu’ils fréquentent d’autres magasins, étant donné qu’on ne trouve pas chez nous de produits frais, de viandes, de laitages,…» À côté de cette aide, la supérette sociale poursuit également un objectif de formation par le travail puisqu’elle emploie quatre personnes sous article 60. Il s’agit de familiariser ces futurs travailleurs aux réalités de travail d’un commerce (mise en rayon, gestion de l’approvisionnement, tenue de la caisse,…).
Lors du lancement, de 2003 à 2005, l’asbl a bénéficié d’un soutien du Fonds Social Européen. Pour poursuivre son action et garantir sa pérennité, elle se devait d’obtenir un statut et des moyens récurrents. C’est en vue de l’obtention de l’agrément comme Initiative locale de développement de l’emploi (ILDE) que la coordinatrice a bénéficié du soutien de l’agence conseil Crédal: «la constitution du dossier d’agrément représentait un énorme travail de projection sur quatre ans puisque l’agrément court de 2005 à 2009. Il fallait passer d’un tableau budgétaire à un plan de trésorerie, calculer les salaires, les indexations, partir des comptes de résultats des années précédentes et extrapoler pour envisager l’avenir. Petit à petit, grâce aux explications du conseiller de Crédal, je me suis approprié les différents outils nécessaires à la constitution du dossier d’agrément, mais plus largement à la gestion financière et budgétaire de la structure. J’étais un peu paniquée devant l’ampleur et la technicité de la tâche, mais l’accompagnement sur mesure de l’agence conseil, me donnant au fur et à mesure plus de maîtrise, m’a mise en confiance.»
«Cette meilleure compréhension des aspects financiers me permet de mieux définir les objectifs, de pouvoir anticiper les besoins et d’impliquer davantage les différents membres de l’équipe dans la gestion du projet. J’ai aussi acquis un langage et une maîtrise des outils financiers qui rassurent le monde commercial avec lequel nous négocions. C’est important pour faire des ponts entre le social et le monde des affaires.»



