Une voie de financement solidaire pour la culture

A bien y réfléchir, la question du financement de la culture n’est pas si éloignée de celle de l’exclusion bancaire, au coeur des métiers de Crédal. Si les grandes structures ou les projets à fort potentiel économique n’ont pas ou peu de difficulté à se financer, qu’en est-il des autres ?

Financer la culture aujourd’hui, c’est faire preuve d’audace. Il faut, au-delà de la dimension économique du prêt que l’on accorde, plonger dans ce monde de possibles ouvert par la culture et y discerner la plus-value sociétale de l’activité culturelle. Il faut parier sur l’avenir, sur le long terme. Financer la culture, c’est faire aussi preuve de créativité et d’inventivité. Adapter le financement au projet et pas l’inverse, tisser – parfois même en dentelle – des solutions uniques qui donneront au projet culturel la chance de se déployer.

Le financement des associations culturelles

Chez Crédal, les projets associatifs culturels représentent (avec le secteur des loisirs) plus de 10% du portefeuille de crédit : théâtre-action, cinéma, musique, écoles de danse, etc. La fourchette des montants empruntés est extrêmement large : de 6.000 euros pour installer des studios d’enregistrement à plus d’un demi-million pour l’achat d’un bâtiment pour un théâtre. Le financement de ces projets est toujours une affaire de souplesse et de créativité. Il n’est pas rare que la demande de crédit soit l’occasion d’un montage complexe entre différentes sources de financement, public et privé. La double grille d’analyse – financière et sociale – qui est appliquée pour les demandes de crédit permet de dépasser l’obstacle de la rentabilité stricto sensu en prenant en compte l’impact sociétal de chaque projet. Le critère économique est la capacité à rembourser et non pas la capacité à produire du bénéfice.

Le financement des artistes-entrepreneurs

Artistes et créateurs frappent eux aussi à la porte de Crédal pour financer leur projet avec un microcrédit professionnel. Les montants ne sont pas très élevés, le plus souvent inférieurs à 3.000 euros. Le projet financé est le plus souvent peu rentable et n’a généralement pas pour vocation de déboucher sur la création d’un emploi : l’activité artistique est effectuée sous un statut partiel ou intermittent et les demandeurs bénéficient dans la majorité des cas d’un revenu complémentaire. Ici encore, la superposition des grilles d’analyse dans l’attribution des crédits est naturellement déterminante : c’est une fois de plus le fait de considérer les critères de « rentabilité » - au sens de capacité à rembourser le crédit - et l’impact humain et social qui ouvre à ces artistes-entrepreneurs la voie du préfinancement de leur projet. 

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