Une savoureuse insertion socioprofessionnelle

Cannelle

Des bons petits plats aussi sains que savoureux qui font la part belle aux produits bio, locaux et de saison, des assiettes colorées, un grand sourire au moment du service… Derrière les fourneaux et au service de notre Assemblée générale 2018, Cannelle, un traiteur pas tout-à-fait comme les autres : un traiteur qui forme des personnes éloignées du marché de l’emploi aux métiers de l’horeca.

Il y a 15 ans, un centre de formation bruxellois fait le constat que le parcours « je suis sans emploi, je suis une formation qualifiante, je retrouve de l’emploi » ne convient pas à tous les publics. « Certaines personnes avaient déjà une expérience professionnelle et devaient être remises sur les rails. D’autres, à la sortie de nos formations, étaient encore trop fragiles pour entrer sur le marché de l’emploi. D’autres encore ne pouvaient, pour des raisons personnelles ou financières, devaient trouver un travail tout de suite » se souvient Pascale Desrumaux, directrice de Cannelle. « Nous avons donc décidé de créer une structure qui de formation par le travail et aujourd’hui encore, parmi les travailleurs de Cannelle, nous avons ces trois profils. »

Depuis sa création, Cannelle propose deux services au sein : traiteur et restaurant. Un choix pédagogique qui permet aux travailleurs d’ « avoir plusieurs cordes à leur arc » en diversifiant les expériences. Un choix financier aussi, l’activité du restaurant, avec des rentrées quotidiennes, permet de lisser la trésorerie et de garantir des rentrées régulières. Aujourd’hui ce sont ainsi 18 à 20 personnes qui sont en formation : commis de cuisine, commis de salle naturellement mais aussi métiers associés. « Nos travailleurs restent en moyenne entre un an et demi et deux ans. Quand ils commencent à être bien rôdés, ils s’en vont et on recommence avec un nouveau. Nous sommes en recrutement permanent » sourit la directrice.

C’est au moment où Cannelle décide d’installer ses propres cuisines que l’asbl fait appel à Crédal. A l’époque, la structure n’a pas les « reins assez solides » pour obtenir un crédit pour installer les nouveaux équipements.  « On était dans l’impasse mais Crédal nous a proposé une solution qui arrangeait tout : c’est la structure porteuse, le centre de formation, qui a pris le crédit à son nom, et Cannelle le remboursait sous forme d’un loyer mensuel. »

Le traiteur est ensuite devenu client pour une ligne de trésorerie et a toujours pu compter sur Crédal même dans les moments difficiles : « En 2009, quand nous avons repris le restaurant actuel, nous avons eu des ennuis avec le bâtiment et l’année a été catastrophique. Je pense qu’un banquier classique nous aurait « jetés » mais Crédal s’est inquiété pour nous. De savoir si on allait pouvoir remonter la pente, ce qu’on avait mis en place. Et nous a fait confiance. » Un pari gagnant puisque, en quelques années, l’asbl réussit à remonter la pente et à reconstituer des fonds propres. « C’est pour cela que je ne vois pas Crédal comme un banquier mais comme un partenaire. Un partenaire financier, naturellement, mais surtout un partenaire. »

Pour en savoir plus: www.cannelle.be

Propos recueillis par Anne-Catherine DE NEVE
Chargée de communication

   
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