Une jeune coiffeuse qui en veut !

Le Salon

A en croire les premiers commentaires publiés sur la page Facebook du Salon, le salon de coiffure de Coralie de Sélys a de belles coupes devant lui. Très loin du cadre standardisé et des coupes à la chaîne de certaines grandes enseignes, Le Salon offre en plein cœur de Bruxelles un service tout en sympathie et en professionnalisme : accueil chaleureux, écoute, conseil, coupes soignées et personnalisées sont les maîtres mots des témoignages qu’ont laissés certains des premiers clients de Coralie. L’aventure du Salon vient de commencer et rien n’est encore joué. Et Coralie ne ménage pas sa peine et son enthousiasme pour que ça marche. Elle revient avec nous sur le lancement de son projet et les défis qu’elle doit relever.
 

Anne-Catherine de Neve : Vous venez de lancer votre salon de coiffure. Comment est-ce que tout cela a démarré ?

Coralie de Sélys : Je suis née dans la coiffure. Mes parents sont tous les deux coiffeurs et ont leur propre salon de coiffure. C’est tout naturellement que j’ai commencé la coiffure à 16 ans. Au bout de 10 ans, j’en ai eu marre de dépendre d’un patron. Dans la coiffure, on bosse dur avec des horaires difficiles pour un salaire pas très élevé. Je me suis dit : « J’ai 27 ans, c’est le moment où jamais de me lancer à mon propre compte. » En juillet dernier, j’ai sauté le pas et j’ai ouvert ‘Le Salon’.

ACN : Installer un salon de coiffure, ça coûte cher. Comment avez vous financé votre projet ?

CS : Comme je n’avais pas d’argent derrière moi, j’ai démarché les banques classiques. Je les ai toutes faites et partout on me disait que mon projet était bien monté, que j’avais du potentiel mais qu’on ne pouvait pas me prêter d’argent sans garantie. C’est mon père qui m’a conseillé de consulter Crédal. Dès le premier entretien téléphonique et avec ma conseillère ensuite, le contact est tout de suite passé. J’ai rapidement rentré un dossier et j’ai obtenu un microcrédit professionnel de 10.000 euros pour financer la garantie locative ainsi que l’installation du salon. L’installation d’un salon, ça peut chiffrer dans les 100.000 euros ! Pour diminuer les coûts, j’ai donc tout conçu moi-même. Heureusement, je savais ce que je voulais et ce que je ne voulais pas. J’ai trouvé un magasin en France qui vend des meubles pour salon de coiffure bon marché et j’ai complété avec des meubles ou des accessoires trouvés chez Ikea.

ACN : Vous aviez déjà une bonne expérience du métier. Je suppose que cela vous a aidée ?

CS : Oui, on peut dire, avec mes parents coiffeurs et mon expérience, que j’en connais un rayon sur mon métier ! Mais pourtant pour se lancer à son compte, connaître son métier, ce n’est pas suffisant ! Il faut aussi connaître le métier d’entrepreneur. On a beau se préparer, il y a toujours des imprévus, des questions qu’on ne s’est pas posées. Et il faut parfois se méfier des offres qu’on vous fait : au début, démarchée par un commercial, j’ai souscrit un abonnement pour de la publicité à 140 euros par mois. Ma comptable m’a appelée en me disant que je ne pouvais pas me permettre ça. Mais je m’étais engagée pour deux ans ! Heureusement, grâce à une association de défense des droits des consommateurs, j’ai pu résilier mon abonnement. Maintenant je lis tous les petits caractères. L’expérience d’entrepreneur, on l’acquiert petit à petit sur le terrain mais si on ne fait pas attention, les erreurs peuvent coûter cher.

ACN : Quatre mois d’activité, c’est un peu tôt pour faire un premier bilan ?

CS : Oui. Ma mère m’a avertie que je saurai si cela fonctionne au bout de 6 mois d’activités. Les mois d’été ont bien démarré mais nous avons eu un creux en octobre. Heureusement, novembre a l’air bien parti. Les fêtes vont être décisives. Je me suis donné un an pour réussir. En juillet prochain, si mon activité n’a pas décollé, il sera temps de faire les comptes.

Alors, si vous travaillez dans les environs, y habitez ou si vous avez une heure à perdre entre deux courses ou deux rendez-vous dans le centre de Bruxelles, pourquoi ne pas pousser la porte du Salon et laisser Coralie vous offrir une coupe toute neuve ? Un petit coup de pouce pour un joli coup de ciseau…

Pour en savoir plus

> Le Salon

0488/17.88.87- 43, rue de l'enseignement à 1000 Bruxelles
Retrouvez toute l’actualité du Salon sur Facebook : Le Salon by de Selys Longchamps

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