Un microcrédit qui rassemble les familles

Le microcrédit pour regroupement familial

Chaque année, Crédal octroie des dizaines de microcrédits pour des regroupements familiaux. Ceux-ci visent à financer les billets d’avion. Dans le long parcours d’exil des personnes avant d’arriver dans les bureaux de Crédal, cette demande de crédit est un moment fort qui signe la stabilité retrouvée et ouvre la possibilité de vivre à long terme, pour soi et, surtout, pour les siens.

Des demandeurs au bout de l’exil
Le regroupement familial offre la possibilité pour les personnes d’origine étrangère régulièrement établies en Belgique d’y faire venir les membres de leur famille directe, conjoint(e) et enfants mineurs. C’est l’Office des étrangers qui l’accorde ou non, au terme d’une procédure relativement lourde au cours de laquelle il s’agit de prouver l’identité des personnes à faire venir et leur lien de parenté avec le demandeur.

Principalement originaires des pays d’Afrique noire ravagés par la guerre (Guinée Conakry, Togo, Congo, Burundi, Rwanda) et plus récemment du Moyen Orient (Syrie, Irak, Afghanistan, etc.), les personnes qui sollicitent Crédal pour un microcrédit "regroupement familial" ont majoritairement le statut de réfugiés. Installées en Belgique depuis plusieurs mois ou années, leur situation est stable et permet d’envisager l’arrivée des membres de la famille restés au pays ou dans un pays de transition.  

Un microcrédit comme les autres ?

Le microcrédit « regroupement familial » ne concerne que l’achat des billets d’avion. Les montants engagés peuvent varier de quelques centaines à plusieurs milliers d’euros, en fonction du nombre de personnes à faire venir et du pays où elles se trouvent.

Pour le reste, la demande d’un microcrédit pour un regroupement familial ne diffère pas des autres demandes de microcrédit qui sont traitées chez Crédal. L’instruction du dossier vise prioritairement à vérifier la capacité de remboursement du demandeur. Parfois, une procédure d’urgence est nécessaire, comme dans certains dossiers récents, car la famille, restée au pays n'y est pas en sécurité ou que, bloquée dans un pays de transit, elle risque de voir sa situation se détériorer.

Si le respect des personnes est naturellement le maître mot dans la gestion de tous les dossiers de microcrédit aux particuliers – il s’agit toujours d’accompagner des personnes fragilisées, en situation de précarité sociale et financière –, recevoir les demandes de regroupement familial impose à l’équipe des conseillers une réserve encore plus grande. « Il ne faut pas oublier », explique Samuel Orrù, conseiller en microcrédit, « que ces personnes ont été durement touchées par l’histoire. Ce n’est pas à nous de juger de leur parcours et la demande de crédit n’est pas le lieu pour raviver une énième fois les traumatismes qu’elles ont subis. Nous ne sommes pas là pour décider si oui ou non ils doivent avoir le statut de réfugiés, ça, c’est le boulot de l’Office des étrangers, mais pour leur permettre de commencer à reconstruire leur vie de famille, ici, dans la dignité. »

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