Un crédit social pour bien vivre chez soi

Lancé en 2013, le crédit Bien Vivre chez Soi vise l’aménagement du logement de personnes de plus de 65 ans en perte d’autonomie afin de permettre leur maintien à domicile. Ce microcrédit est, à l’instar du crédit social, destiné aux particuliers à revenus modestes comme Thérèse et Lucien.

Thérèse et Lucien, respectivement 83 et 86 ans, habitent dans le village où ils ont toujours vécu et où ils ont élevé leurs sept enfants. Thérèse, cuisinière de l’école communale, et Lucien, entrepreneur en toitures, ont vécu « une bonne vie, même s’ils ont eu des moments difficiles, comme tout le monde ». Aujourd’hui, la vie s’écoule plus lentement. Sur le buffet de leur salon, des photos de leurs 23 petits enfants se bousculent joyeusement et dans le petit jardin se promène, nonchalant, le chat de la maison.

Il y a quelques années, Thérèse a traversé une période difficile, « une sorte de dépression », dit-elle. « Je ne mangeais plus, je n’avais plus envie de rien. J’étais devenue un oiseau pour le chat ». Sa santé décline rapidement et on l’hospitalise d’urgence. Après plusieurs mois à l’hôpital, les médecins préconisent le placement en maison de repos médicalisée : Thérèse a perdu beaucoup de sa mobilité, les soins nécessaires sont lourds et Lucien n’est plus aussi résistant qu’avant. 

 « J’ai été en visiter plusieurs » explique Lucien « mais aucune ne me convenait. Je ne pouvais pas imaginer vivre sans Thérèse. Nous avions passé toute notre vie aux côtés l’un de l’autre. On ne pouvait pas nous séparer. » Thérèse doit revenir chez elle. Mais pour que Thérèse puisse revenir à la maison, il faut désormais réaliser divers aménagements : installer une chambre au rez-de-chaussée, une rampe d’accès pour sa chaise roulante, un fauteuil redresseur.

Une fois les différentes aides déduites, 1.400 euros sont nécessaires. Pas de quoi fouetter un chat, en somme. Mais, voilà, ces 1.400 euros, Thérèse et Lucien ne les ont pas. Les longs mois à l’hôpital et les nombreux soins ont grignoté toutes leurs économies et la seule chose qui leur reste, c’est leur maison. Heureusement, un assistant social de l’hôpital les informe de l’existence du prêt « Bien vivre chez soi », un prêt à 0% consenti par Crédal avec la Wallonie pour favoriser le maintien à domicile des personnes âgées. Les démarches sont vites réglées et le prêt consenti. Lucien installe lui-même la rampe d’accès et Thérèse peut – enfin ! – revenir à la maison.

« Bien sûr, ce n’est pas tous les jours facile. Mais on a de la chance d’avoir nos enfants qui nous aident beaucoup. Aujourd’hui on rembourse 140 euros tous les mois. Le budget est serré, c’est ric rac, mais on s’en sort. Tant qu’on pourra, on restera ici, tous les deux. C’est notre maison, c’est notre vie. »

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