La santé par le shiatsu

Ki-Shiatsu

Cela fait une dizaine d’années que Natalie Bourlard a choisi de réduire son temps de travail en tant qu’employée pour développer une offre de soins et de bien-être centrée sur le shiatsu. Un choix qu’elle n’a jamais regretté !

Alors qu’elle possède déjà un parcours professionnel très varié, Natalie Bourlard décide, au milieu des années 2000, de se réorienter vers la massothérapie en se formant à la réflexologie plantaire, au massage assis, puis au shiatsu. Des trois techniques, c’est la seconde qui, depuis le début, rencontre le plus de succès, en particulier au sein des entreprises où elle propose ses services. « Moyennant un coup de pouce financier de leur employeur, environ 50% des employés, en moyenne, sont prêts à essayer le massage sur chaise. Et cela fonctionne bien. J’ai des personnes qui reviennent régulièrement depuis huit ans. Au-delà de la détente et de la prévention du stress, c’est très efficace pour les gens qui souffrent, par exemple, de torticolis ou de maux de dos. »

Pour acquérir son matériel de massage, Natalie Bourlard a notamment bénéficié, en 2008, d’un microcrédit professionnel d’un peu plus de 4.300 euros. C’est au détour d’une lecture que l’idée de faire appel au microcrédit s’était imposée. « A l’époque, je lisais un livre de Muhammad Yunus (le fondateur de la Grameen Bank, la première institution de microcrédit, ndlr.). Je me suis renseignée pour voir si ce type d’institution existait en Belgique et c’est comme ça que j’ai découvert l’existence de Crédal. Ce microcrédit fut une aide précieuse pour développer mon activité. »

Reconnu en Europe comme une approche non conventionnelle « digne d’intérêt », le shiatsu semble bénéficier de l’engouement croissant pour les médecines douces que l’on observe chez nous depuis quelques années. « C’est vrai qu’il y a dix ans, la plupart des gens ne connaissaient pas le shiatsu. Aujourd’hui, ils sont beaucoup plus nombreux à avoir entendu ou lu quelque chose à son sujet. L’évolution est certainement positive. Une reconnaissance s’installe petit à petit. »

Shiatsu… kézako ? 
De ‘shi’, les doigts, et ‘atsu’, la pression, le shiatsu est une technique de 
toucher d’origine japonaise où des pressions sont exercées sur le corps avec les 
pouces,les doigts, les paumes des mains et parfois les coudes. S’il est 
officiellement reconnu comme une médecine à part entière au Japon, Natalie Bourlardle considère avant tout comme une technique de thérapie corporelle destinée à 
prévenir, soulager, équilibrer, assouplir pour rétablir ou poursuivre un état 
général de santé optimale.

« Mais ce qui est peut-être beaucoup plus frappant, c’est cette volonté, chez un nombre croissant de gens, de s’occuper de leur santé de manière préventive. Une volonté que l’on ne retrouve malheureusement pas du côté des mutuelles et des autorités. Car si l’on entend beaucoup parler de l’importance de la prévention, dans la pratique, il n’y a pas de réelle évolution en la matière. Ce n’est pas encore entré dans les mœurs chez nous de faire de la prévention. Sans compter qu’il reste, dans le chef des autorités concernées et peut-être des médecins, beaucoup de croyances et de peurs vis-à-vis des thérapies non conventionnelles. Une peur des charlatans, notamment. »

Vitrine de son activité, le site web de Natalie Bourlard présente brièvement les différentes prestations qu’elle propose, ainsi qu’une série de témoignages de patients conquis par son approche et son empathie. Efficace pour en convaincre de nouveaux ? « Pas du tout ! Internet ne m’a quasi jamais amené personne. La plupart des gens viennent grâce au bouche-à-oreille. Parce que quelqu’un leur en a parlé. »

« Est-ce que je m’en sors financièrement ? Je ne vous cache pas que cela reste très difficile. Mais je n’ai jamais regretté mon choix. Car masser m’apporte aussi énormément, tous les jours ! » 

Pour en savoir plus

http://ki-shiatsu.be
> Microcrédit professionnel :
www.credal.be/microcredit-entrepreneur

   
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