La ferme de la Baillerie

Témoignage: Johanne Dupuis

Depuis une dizaine d’années, la ferme de la Baillerie à Bousval, dans le Brabant Wallon, tourne à plein régime. L’objectif est de fabriquer un produit de qualité en quantité : Le fromage de chèvre.

Celui-ci est décliné en plusieurs sortes : le crottin, les fromages affinés, le fromage frais et le yaourt. La recherche de l’autonomie est le principe fondateur de la ferme. Avec leurs quelques 20 hectares de terre, les quatre coopérateurs agriculteurs, aidés par deux « personnes ressources », réalisent l’ensemble des tâches de production et de distribution du fromage de chèvre (élevage des bêtes, production de fourrages, transformation fromagère et vente directe) tout en respectant les pratiques d’une agriculture durable et les enjeux sociaux et économiques qui en découlent.

Les coopérateurs de la ferme produisent eux-mêmes la nourriture pour les chèvres, en adaptant les différents processus de production et en fertilisant les sols de manière organique. En contrôlant l’entièreté du processus de production du fromage de chèvre, le but est de fabriquer un maximum de fromage avec la totalité du lait disponible. La rentabilité est un enjeu important, tout comme le fait de rester fidèles à leur philosophie, celle d’une agriculture autonome, écologique et durable. « Il faut essayer de tenir la terre exploitée dans le meilleur état possible pour les années futures. Et de la manière la plus écologique possible » souligne Johanne Dupuis, une des coopératrices de la ferme.

Une démarche raisonnée qui va également dans le sens du respect des producteurs et des consommateurs : « On veut être orienté vers le respect de l’autre, autant dans nos choix que dans la manière dont on travaille. Que ce soit pour les personnes avec qui on travaille, mais également pour les producteurs du Sud par exemple. On essaie vraiment de faire un mix entre ces enjeux écologiques, économiques et sociaux ».

La ferme compte pas moins d’une centaine de chèvres et vend ses produits sur cinq marchés hebdomadaires régionaux. Une production intensive qui nécessite donc une certaine autonomie : « Si on veut continuer à travailler comme cela, il faut être maître des décisions qu’on veut prendre et donc ne pas être dépendant économiquement par exemple ». C’est dans ce but qu’a été créée la coopérative des terres de la Baillerie. Le prix des terres agricoles a explosé, ce qui force deux tiers des agriculteurs à les louer. La coopérative de la Baillerie possède, elle, ses propres terres et la production intensive est une nécessité. Un modèle économique qui sert d’ailleurs d’exemple pour d’autres exploitations agricoles, dans un secteur (primaire) qui n’a cessé de se réduire au fil du temps.

Dès ses débuts en 2007, ce beau projet a été soutenu par Crédal pour financer la coopérative qui gère les terres de la ferme. Il a également été accompagné lors de son développement par Carole Obsomer, la coordinatrice de la « vie coopérative ». Récemment, la ferme de la Baillerie a voulu nous rendre la pareille en versant une partie de ses revenus dans notre coopérative de crédit : « On voulait placer notre argent chez Crédal parce qu’on est sûr que là, il servira à des choses avec lesquelles on est en accord ». Une belle marque de confiance qui méritait d’être soulignée.

 

En savoir plus

Téléphone: 0032 499 34 86 10
info@labaillerie.be
www.fermedelabaillerie.be
Adresse: Ferme de la Baillerie, Rue du Try au Chêne, 1470 Bousval
 

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Propos recueillis par C. Coppens - Chargé de communication 

   
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