Embarquement pour une nouvelle vie

Monsieur François N., originaire du Burundi, est réfugié. Aujourd’hui, après 4 ans de procédure, sa femme et ses 4 enfants restés seuls au pays ont  – enfin ! – pu le rejoindre en Belgique. Il a pu compter sur le travail d’une association d’aide aux migrants, Aide aux personnes déplacées, et à un microcrédit "regroupement familial" obtenu chez Crédal pour payer les 5 billets d’avion.

Arrivé en Belgique en 2011, François N. a introduit une demande d’asile. Il vit alors dans un centre d’accueil. Il finit par obtenir le statut de réfugié au terme d’une longue procédure – un véritable combat–  de trois ans. En décembre 2014 ; il obtient le statut et quitte le centre pour s’installer dans un petit studio, grâce au revenu d’insertion sociale. Il introduit alors une demande de regroupement familial pour faire venir sa femme et ses enfants auprès de lui.

« Il faut aller vite pour faire cette demande. On a un an après avoir obtenu le statut de réfugié, car sinon les conditions se durcissent. Le problème, c’est que je n’avais pas d’argent pour payer les billets d’avion. Heureusement, une assistante sociale m’a parlé de Crédal. J’ai téléphoné chez Crédal depuis son bureau et, à partir de là, tout est allé très vite. ».

Une fois son dossier compilé – il s’agit de rassembler les éléments budgétaires qui prouvent la capacité à rembourser le crédit -, la demande de Monsieur N. passe en comité de crédit. « 8 jours après que j’ai tout envoyé, mon conseiller m’a appelé pour me dire que ma demande avait été acceptée ! Et 3 jours après la signature, l’agence de voyage a reçu l’argent de Crédal. J’ai pu réserver les billets. Ca y était, ma famille allait enfin pouvoir me rejoindre ! Je ne sais pas comment nous y serions arrivés sans cette aide qui nous a été accordée.»

La famille de Monsieur N. s’est envolée de Bujumbura le 29 août suivant. Après 4 ans de séparation, ils se sont enfin retrouvés. Aujourd’hui, les enfants sont à l’école, les formalités administratives sont presque terminées. Monsieur N., agronome de formation, va pouvoir chercher un emploi et sa femme entamer une formation. « Les choses ne sont évidemment pas encore parfaites. Le studio est trop petit pour nous et situé dans un quartier trop bruyant, mais nous avons fait une demande pour un logement social. A partir de maintenant, on va pouvoir commencer à reconstruire une nouvelle vie. »

C’est une porte qui s’ouvre. Une nouvelle étape. « Je n’ai pas vu mes enfants pendant 4 ans.  Maintenant que ma famille m’a rejoint, je suis enfin complet avec moi-même… On va enfin pouvoir essayer d’oublier et mes enfants pourront laisser derrière eux la peur et l’insécurité.»

 

 

   
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