Des chantiers de construction pour salles de classe

Isocèle

ISOCELE est une entreprise de formation par le travail active dans la région de Verviers depuis 1983 qui propose des formations dans le secteur de la rénovation du bâtiment, avec le programme « Batiform », de l’accueil de la petite enfance et des services à la collectivité. Au cœur de ce qui anime les formateurs de l’association, il y a la conviction que notre société doit pouvoir garantir à tous l’accès au travail et à la formation si nous voulons que chacun puisse y trouver sa place, en tant que citoyen responsable et autonome. Et que, pour les personnes peu qualifiées et en décrochage professionnel accueillis par l’EFT, l’immersion sur chantier est la meilleure manière de renouer avec le travail et avec l’envie d’apprendre.

La pédagogie du réel
Batiform  propose des formations en gros-œuvre et maçonnerie, menuiserie, plafonnage peinture et parachèvement et accueille des stagiaires demandeurs d’emploi, généralement très peu qualifiés.  Longtemps tenus en échec par notre système scolaire, ils se protègent des échecs d’apprentissage en niant l’intérêt même d’apprendre. « Quand ils arrivent chez nous, ils savent déjà tout, ils ont déjà tout appris. Ils n’ont pas besoin d’apprendre. C’est pour cela qu’on les met directement en situation sur le terrain. Sur le terrain, ils voient qu’il y a encore des choses à apprendre. On les confronte à la nécessité d’apprendre. Et puis ensuite vient le plaisir d’apprendre. » explique Gianni Drigo, directeur de l’association.

ISOCELE accueille une vingtaine de stagiaires maximum, répartis dans 5 ou 6 équipes. Les stagiaires y restent en moyenne un petit millier d’heures – 8 à 10 mois – en stage de formation. A la sortie de la formation, si tout s’est bien passé – c’est le cas pour 60 % des stagiaires, les autres quittent la formation en cours de route –, le stagiaire a commencé à apprendre les bases de son métier. Il pourra, dans un contexte d’emploi favorable, trouver un travail ou encore poursuivre son parcours avec une formation qualifiante.

Pour être ouvrier dans la construction, contrairement à ce que l’on pourrait penser, il faut « plus que deux bras et une volonté ». Le développement des techniques, l’augmentation des contraintes de temps et des exigences de sécurité requièrent de plus en plus d’habilités et de compétences techniques complexes. Batiform, c’est retrouver le goût du travail, l’envie de découvrir et s’approprier un métier, renouer avec la réussite d’objectifs cognitifs, professionnels et sociaux. En sortant de la formation, c’est tout un parcours qui s’ouvre à nouveau devant le stagiaire.

Une entreprise presque comme une autre 
Sur le marché de la rénovation, ISOCELE est en concurrence avec des entreprises de bâtiment traditionnelles et doit offrir les mêmes garanties et jouer le jeu de la compétitivité. « La seule chose qui est différente pour nos clients, finalement, ce sont les équipes qui travaillent sur chantier. Avec nous, il faut toujours s’attendre à voir débarquer une équipe de 4 ou 5 personnes : un formateur et trois ou quatre personnes en formation. » sourit Gianni Drigo « Sinon, c’est la même chose. A la fin de nos chantiers, il faut que ce soit droit et bien réalisé. »

C’est Monsieur tout le monde qui fait le plus souvent appel à ISOCELE, pour repeindre un appartement, construire une annexe ou réparer un mur qui s’effondre. Dans son portefeuille de clients, ISOCELE compte aussi les pouvoirs publics « Le Fonds du logement des familles nombreuses fait régulièrement appel à nous. C’est un client que nous apprécions à double titre, d’abord parce qu’il a un grand parc immobilier, ensuite parce que agir sur le droit à un logement décent pour les publics les plus fragilisés, ça nous parait aller dans le même sens que ce que nous faisons. »

L’apport de Crédal

« Les premiers contacts que nous avons eus avec Crédal datent de l’achat de nos premiers bâtiments, en 1992. Nous avions obtenu un financement auprès d’une banque classique, qu’il fallait compléter. Depuis, de crédits de trésorerie en crédits d’investissement, Crédal est notre banquier. On a bien sûr un compte dans une banque traditionnelle pour la gestion quotidienne, mais pour le reste, nous avons Crédal. Même si, avec la chute des taux que nous connaissons aujourd’hui, Crédal n’est pas forcément moins cher que les autres banques, ce que j’apprécie c’est la rigueur et la transparence auxquelles ça nous force. C’est une bonne chose. Ma banque traditionnelle ne se renseigne jamais sur mes activités ni même sur mes comptes. Crédal me demande régulièrement des contrôles prudentiels et j’apprécie de bénéficier du regard et de la supervision de de mon banquier sur mes activités. C’est une sécurité. »  Mais c’est avant tout la communauté de valeurs qui a poussé l’asbl vers le crédit alternatif.  Partager ses valeurs avec son banquier, c’est aussi important pour ISOCELE qui cherche la cohérence dans ses engagements et la solidarité et l’utilité sociale aussi pour son argent.

   
X