Crédal et le jeu

Le jeu, lieu de tous les possibles

Presque aussi vieux que l’humanité, le jeu a longtemps été considéré comme une distraction infantile ou une perte de temps. Récemment, des psychologues, des sociologues, des anthropologues s'y sont intéressés et ont mis en lumière son rôle fondamental dans le développement de l'enfant d'abord, des sociétés et de la cohésion sociale ensuite.

En jouant, l'enfant apprend à se connaître, à expérimenter son corps et ses capacités physiques et intellectuelles. Ensuite il réinvente les relations familiales : le jeu de société permet d’endosser de nouveaux rôles et de tester ses qualités. Les différences d’âge disparaissent, les relations d’autorité aussi !

Les théoriciens contemporains voient dans le jeu une émanation de la société dans laquelle on vit et qui permet d'y projeter le théâtre de la vie. Le jeu a son espace propre. Un espace séparé de la vie courante, un espace de potentialités. Il a aussi sa propre temporalité. Il a en commun avec la vie que, si on sait qu’il a certainement une fin, son issue reste pourtant incertaine. Le jeu a ses parts d'ombre. Il peut devenir cauchemardesque quand il devient addiction.

Le jeu a ses règles et il importe de les respecter. Quand il convoque l'imagination, il devient création. Il permet de changer le monde, d'imaginer des transitions, d'expérimenter de nouveaux rôles, d'autres manières de vivre ensemble faites de tensions et d'oppositions, mais aussi de coopération.

Vous commencez à comprendre pourquoi Crédal s'intéresse aujourd'hui au jeu ? Ah oui ! ... A force de digressions sérieuses, nous allions oublier : le jeu est aussi et, peut-être surtout, une sacrée partie de plaisir !

   
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