Un petit dessin vaut mieux qu’un long discours

Adeline Guerriat, traductrice visuelle

Adeline, armée de sa tablette graphique, a le don pour dessiner en trois ou quatre traits ce que vous pensiez compliqué à faire comprendre. La traduction graphique, selon l’expression de cette architecte reconvertie, est l’art de transformer les choses compliquées en dessins simples. Avec un ou deux schémas, quelques pictos et autant de mots-clés, Adeline raconte des histoires.

Architecte de formation, Adeline Guerriat est rapidement engagée à la Plateforme Maison Passive où elle remplit, outre la cogestion de l’association, des missions de communication et de sensibilisation du grand public. Au bout de 10 ans, alors que sa mission se termine, Adeline a des envies de nouveaux horizons. « Je voulais changer mais je ne savais pas vraiment ce que je voulais faire. C’est à cette époque que j’ai suivi une formation en reportage graphique – l’art d’animer une réunion avec le visuel. Si la performance en direct n’est pas vraiment ma tasse de thé, j’ai complètement accroché avec l’art de la visualisation. » Pour autant, Adeline n’est pas encore prête à se lancer. Elle accepte une mission à durée déterminée dans une association : réaliser, à l’intention du grand public, un guide sur les écomatériaux. Mais, à la fin de son contrat, l’envie de se lancer comme indépendante a commencé à la tarauder. Elle caresse l’idée de commercialiser les carnets que, férue de reliure, elle réalise à titre de hobby. L’idée, si séduisante soit-elle, manque de potentiel commercial. Mais « l’idée avait commencé à faire son chemin. Je me suis dit : pourquoi ne pas professionnaliser la traduction visuelle ? »

Un petit dessin vaut mieux qu’un long discours


Sans référence, Adeline décide d’adopter un point de vue pragmatique : chercher un mi-temps et se lancer comme indépendante complémentaire. « Avec mon cv atypique d’architecte et de gestion d’équipe, je n’ai rien trouvé » sourit-elle. « Alors je me suis dit : bon, j’y vais. » Adeline, qui a déjà suivi quelques formations pour les futurs entrepreneurs sait comment se lancer mais a « besoin de quelqu’un pour lui botter les fesses. » Elle fait le tour des structures d’accompagnement sans trouver chaussure à son pied et finit par participer à une séance d’information de Crédal.


« C’est l’accompagnement à la carte qui m’a plu. Avec Crédal, je n’étais pas obligée de suivre ce que je savais déjà. » Adeline est confrontée à la même difficulté que la majorité des indépendants : déterminer ses prix. « Avant, je vendais un petit dessin. Une fois que j’ai eu compris que je vendais un gain de temps et d’efficacité, ça a été plus facile de fixer mes prix. Il fallait que je percute. Et ça, c’est Crédal. » Aujourd’hui, après quelques mois d’activité, son carnet de commandes ne désemplit pas. Elle a tout récemment fait appel « au service après vente de Crédal» pour chercher une meilleure façon de s’organiser et « définir ce que je veux et où je veux être dans quelques années. »

L’avenir, déjà.

Pour en savoir plus :
www.adelineguerriat.be

Propos recueills par A-C de Neve, chargée de communication
Photographie : Olivier Papegnies du Collectif Huma > www.olivierpapegnies.com

   
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